OMAEP Aider les jeunes à devenir parents

Aider les jeunes à devenir parents

Par Marie-Andrée BERTIN
Enseignante, Fondatrice de l’O.M.A.E.P.
Organisation Mondiale des Associations pour l’Éducation Prénatale

Symposium :  » La maternité dans sa globalité  »
Montréal, 29 & 30 septembre 2001

devenir parents« Aider les jeunes à devenir parents », voici bien un sujet essentiel pour l’avenir des jeunes eux-mêmes, des générations futures et de nos sociétés.

Le choix du mot « devenir » indique bien que l’acquisition de l’état de parents est le fruit d’une évolution, voire d’une conquête à renouveler sans cesse.

La femme, fille de sa mère et de son père, puis partenaire de son mari ou compagnon, ne deviendra pas mère elle même, brusquement, le jour de la naissance de son enfant.

L’homme fils de ses parents, puis mari ou compagnon d’une femme, ne sera pas, lui non plus, l’objet d’une mutation brutale.

Chacun d’eux connaîtra un long cheminement résultant de sa propre nature, de son sexe et du statut de celui-ci dans le milieu socioculturel où il vit, ainsi que de son histoire personnelle, c’est à dire sa vie prénatale, sa naissance, son enfance et son adolescence, les liens établis avec son père, sa mère et les autres.

Les Drs BRAZELTON et CRAMER dans les « premiers liens » soulignent que le désir d’être parents précède le désir d’enfant, bien que ces deux impulsions naissent toutes deux de la créativité présente en tout être humain.

Le désir d’être parents est d’abord celui de conquérir la puissance de ses propres parents.
Pour la femme, devenir comme sa mère, c’est résoudre définitivement son « oedipe » ou la mère était l’être gênant l’accession au père, et, par delà, à l’homme et à sa propre féminité.
Nombre de grossesses d’adolescentes auraient ce mobile inconscient.

Le désir d’enfant « appel de la vie à elle-même » selon la formule Khalil GIBRAN est plus nuancé, souvent lié à une relation « je veux un enfant de toi ».
Il devient la concrétisation d’un amour.

L’enfant qui vit dans l’imaginaire de la femme depuis son enfance l’aide à nourrir ses aptitudes innées à la maternité. Le passage à l’enfant réel se fera d’autant mieux que les problèmes de la future mère avec ses propres parents, sa mère surtout, auront été mis à jour et, si possible résolus.

Quant aux hommes, pendant des siècles, ils sont « devenus pères, de père en fils » par une sorte de succession évidente. Cependant, chacun d’eux reste encore grandement influencé par l’image de son propre père, par la façon dont celui-ci a assumé ou non la paternité à son égard.
Il serait bon que chaque homme en prenne conscience pour s’en dégager et construire son attitude personnelle.

Collectivement, les hommes portent encore le poids d’une image virile et patriarcale longtemps incontestée. « Mais actuellement, nous dit Christine COLONNA-CESARI* dans « la grossesse du père », après avoir reçu les confidences de nombreux pères, ils sont ébranlés dans leur relation à la femme et dans les références à leur propre virilité, facteur vital de leur équilibre. Les pères d’aujourd’hui essuient les plâtres d’un nouvel art de vivre la masculinité et la paternité. Et séparer les deux serait un leurre ».
L’homme n’aime toujours pas encombrer sa fonction érotique de responsabilités. Animal social affairé, il a peu le loisir de nourrir et de bercer en lui un désir d’enfant. Pour entrer en paternité, il aura souvent besoin de l’aide de sa compagne, même Si l’évolution des mœurs lui permet de partager plus amplement la grossesse de celle-ci et l’éducation des enfants.

Il est important que les jeunes femmes et les jeunes filles en soient averties car l’équilibre, la solidité du couple, comme la qualité de l’accueil de l’enfant, en dépendent en partie.

En somme, Si les pulsions, les besoins et les fonctionnements fondamentaux demeurent, s’inventent au jour le jour de nouveaux modes d’expression des relations homme-femme à l’intérieur du couple, et des rapports éducatifs parents-enfants, au sein de la famille. Et ceci sous toutes les latitudes.
Dans une enquête menée par le Mouvement Mondial des Mères dans 22 pays répartis sur 4 continents : Europe, Amérique du Nord, Afrique et Asie, les 2 parents sont reconnus comme les éducateurs fondamentaux de leurs enfants. (Notons que cela est nouveau dans certaines cultures).

Qu’est-ce que l’éducation ?

Il nous faut distinguer clairement l’instruction et l’éducation. L’instruction est la transmission de savoirs et de savoir-faire. Elle utilise des méthodes d’apprentissage.

L’éducation, elle se propose de favoriser l’éveil et le développement des potentialités d’un être humain et son adaptation au monde.
L’être humain s’éduque, c’est à dire se forme et se développe par les puissances de vie qui sont en lui et au moyen des éléments physiques, affectifs, mentaux et spirituels qui lui sont fournis par son entourage familial et social.

Et qui sont les parents ,éducateurs par nature ?
Des adultes qui ont « appelé à la vie » un nouvel être humain, qui sont attentifs à satisfaire les besoins fondamentaux, physiques et psychiques de l’enfant puis de l’adolescent, qui l’aident à épanouir ses potentialités, à conquérir une autonomie responsable et à prendre place dans la société.

Dès sa naissance, l’enfant a des besoins physiologiques : boire, manger, dormir, être au chaud, et des besoins psychologiques : attention, reconnaissance, respect, tendresse.
Il a besoin que sa mère et son père le reconnaissent comme une personne humaine à part entière, ayant un besoin vital de communication, d’échanges, d’amour.

Le bébé vit tout ce qui l’entoure sur le mode sensoriel et émotionnel : il a besoin que son parent le protège contre les sensations trop fortes, lui parle, le console, nomme ses sensations et ses émotions, leur donne un sens afin que lui-même se les approprie, se situe dans son environnement et commence à élaborer sa pensée.
Cela demande que le parent, mère ou père, ait acquis la capacité de sortir de lui-même, de ressentir par empathie ce qu’éprouve l’enfant et de le mettre en mots.

L’enfant a également besoin que ses rythmes soient respectés : rythmes veille-sommeil, mais aussi rythmes de développement.

Trop de parents veulent un enfant précoce. L’enfant s’efforce alors de satisfaire ses parents car il a besoin d’être aimé et apprécié.

Mais il est bousculé dans son rythme propre et privé du temps de maturation nécessaire pour transformer ses compétences en performances stables et sûres et acquérir une confiance en soi qui déjà esquisse un caractère fort.

Ces besoins fondamentaux, en fait, subsistent toute la vie sous des formes d’expression différentes que les parents doivent être attentifs à repérer et à satisfaire aux différentes phases de l’enfance et de l’adolescence.

L’être humain s’éduque, de sa conception jusqu’à sa mort par 3 processus essentiels : l’imprégnation, l’imitation et l’expérimentation. Expérimentation prolongée et complétée par l’étude et la réflexion.

Plus l’être est jeune, plus l’imprégnation est importante et forte.
Nous verrons tout à l’heure qu’elle est maximale dans le ventre de la mère. Elle est très intense dans la période sensible qui suit la naissance.
Dans la première heure qui suit la naissance se recréent sur de nouvelles bases les liens mère-enfant et père-enfant ; les parents doivent en être avertis afin de vivre ce moment en plénitude, dans une ambiance respectée par les professionnels.

Ce processus d’imprégnation reste fort durant toute l’enfance et subsiste ensuite à des degrés divers.

L’enfant s’imprègne des réactions émotionnelles et comportementales de sa mère, de son père, de la relation qu’ils ont entre eux et surtout de celle que l’un et l’autre établissent avec lui.
Ces modèles parentaux engrangés dans le subconscient sont des schémas fondateurs de notre mode relationnel futur.

Le processus d’imitation pousse à reproduire ces schémas intégrés ou, à un certain moment, de s’y opposer, ce qui est encore en dépendre, mais c’est là un passage obligé pour se trouver soi-même. Quelle responsabilité pour les parents pris comme modèles qu’ils le sachent ou non, qu’ils le veuillent ou non !

Heureusement, l’enfant, comme plus tard l’adolescent, n’a pas besoin de parents parfaits. Vouloir le devenir serait une illusion dangereuse qui n’engendrerait que malaises, déceptions, conflits.

Enfants et adolescents n’ont besoin que de parents « suffisamment bons » selon l’expression de Winnicott. Ils ont besoin d’un père et d’une mère qui soient authentiquement eux-mêmes, assez fermes et solides pour être des points d’appui, assez ouverts pour dialoguer et inter-réagir avec eux, assez chaleureux pour que le jeune construise une bonne estime de soi, assez confiants dans la vie pour que le jeune garde sa foi naturelle en l’avenir.

Si l’enfance a été bien vécue, le passage à l’adolescence a de bonnes chances de se passer au mieux.

Mais les parents doivent savoir que le jeune passera par une période d’opposition aussi inévitable que nécessaire.

À eux de comprendre que ses accès d’humeur, parfois de révolte, sont le côté maladroit de ses efforts pour s’enfanter dans une certaine douleur.

À eux de poser des limites si nécessaire, de négocier d’indispensables libertés nouvelles mais de les accompagner de responsabilités nouvelles.

À eux de maintenir une écoute et un dialogue constructifs, dans une confiance et un respect mutuels.
Ils doivent accepter que le jeune, sous l’impulsion de sa créativité, ait besoin, pour se déprendre de la prégnance des modèles parentaux, de se rapprocher des copains.
Il est rassurant de se regrouper avec ceux qui ont les mêmes pulsions, les mêmes désirs, les mêmes problèmes. Le garçon recherchera plutôt la bande avec laquelle partager des activités, la fille plutôt la meilleure amie avec qui échanger petites confidences ou grands états d’âme.

Les parents peuvent, là encore, fortifier leurs grands enfants contre les excès du groupe, des modes qui le traversent et qui sont la forme adolescente de la pensée unique et du comportement conforme.
Ils peuvent, très tôt, ramener le jeune vers lui-même : « Et toi, qu’est-ce que tu ressens ? Qu’est-ce que tu penses ? Qu’est-ce que tu souhaites vivre ? Qu’est-ce que tu veux faire de ta vie ? ».
Échanger avec sincérité sur ces questions aidera le jeune à affiner son discernement et à prendre conscience que liberté et responsabilité sont un couple indissociable pour un juste équilibre.

Jusqu’ici, nous avons parlé des parents, en bloc, de leurs objectifs communs. Mais père et mère sont-ils semblables et interchangeables ?
Dans le domaine de la vie quotidienne leurs rôles peuvent s’interpénétrer. Mais au plan de la fonction symbolique c’est-à-dire des images du maternel et du paternel, du féminin et du masculin qui s’enregistreront dans le subconscient de l’enfant, chacun à sa spécificité, complémentaire de l’autre.

La fonction maternelle est nourricière alors que la fonction paternelle est structurante.

La mère apporte la nourriture, les soins, la tendresse, la beauté et la délicatesse.
Le père est le NON qui pose une limite, crée une séparation, provoque une frustration organisatrice du psychisme et du comportement.
À la naissance, il coupe le cordon ombilical qui reliait le fœtus à sa mère. Il reconnait, souligne ainsi l’autonomie de l’enfant. Puis il le nomme, le désignant comme un nouvel individu entrant dans la société.
Plus tard, par sa présence et son rôle dans le couple, le père pose l’interdit de l’inceste, ultime frustration qui sort l’enfant de la fusion-confusion, lui permet de distinguer les sexes, d’accepter le sien et de faire le deuil de celui qu’il n’a pas.
L’homme a en lui une part de féminité et la femme une part de masculinité.
L’enfant a besoin d’une certaine identification au parent porteur du même sexe que lui, tout en se nourrissant de la polarité du parent de l’autre sexe.
Les parents avertis peuvent favoriser ce processus.

Ainsi la mère laissera s’exprimer la féminité, voire le désir de maternité de sa fille et montrera à son fils qu’elle apprécie ses qualités masculines.

Le père de son côté, confirmera subtilement la féminité de sa fille et acceptera que son fils devienne son alter-ego, tel Tarras-Boulba d’abord furieux puis ravi d’avoir été mis à terre par des fils devenus plus forts que lui. Ce qui fut pour lui une grande victoire d’amour et de sagesse.
Notons une tendance à éviter : celle du père-copain qui laisse ses enfants orphelins. Dès lors, pour eux, où rencontrer le père ?
Certains risquent de le chercher au bout de la délinquance, de la drogue ou dans des embrigadements divers.

En somme pour les parents, préparer leurs enfants à devenir parents à leur tour, c’est les aider à devenir des adultes libres, équilibrés et responsables. Leur rôle est primordial.

Mais ils sont complétés et relayés par diverses institutions et services dont les plus importants sont l’école et les médias.

Autrefois, l’école, à l’image des parents, remplissait une tâche relativement simple : elle transmettait avec autorité des savoirs éprouvés et des valeurs sûres. Mais ces belles certitudes sont aujourd’hui ébranlées. La violence qui surgit du lycée à l’école maternelle laisse les enseignants aussi démunis que les parents : des jeunes sans repères et sans espoir se révoltent aveuglément et ne sont pas faciles à aborder en groupe.

L’école ne peut plus se contenter d’instruire les jeunes, de leur fournir un bagage leur permettant d’être un rouage utile dans la machine économique et sociale.

Elle doit devenir un lieu d’éducation où les enfants et les jeunes seront guidés, comme dans la famille et en lien avec elle vers une autonomie responsable.

Un lieu où jeunes et adultes seront appelés à refonder ensemble, les valeurs sans lesquelles l’espèce humaine ne peut survivre, vivre en paix et évoluer positivement.

Ceci exige un changement profond dans l’état d’esprit de cette institution et une formation des maîtres et professeurs comportant un important volet psychologique incluant connaissance des jeunes, travail sur soi personnel et en groupe – afin de développer des capacités relationnelles dans le cadre d’une large coopération.

De telles initiatives ont été prises dans des établissements secondaires de la Région Parisienne. L’équipe enseignante formée dans ce sens, épaulée par le personnel administratif et de service, collaborait avec des personnels de services sociaux – voire de la police et de la justice – avec les parents – c’est très important – et bien sûr, au premier chef avec les élèves, eux-mêmes, parties prenantes du projet d’éducation à la citoyenneté c’est-à-dire à l’écoute et au respect de l’autre, à la responsabilité individuelle et collective.

Les résultats obtenus ont été excellents. Ces initiatives demandent à être approfondies et généralisées car seule, la mise en œuvre sur le terrain d’une politique à long terme peut être efficace.

Dans l’unité de la personne, l’éducation à la citoyenneté rejoint la préparation à la parentalité.

Cependant, cette dernière requiert des informations complémentaires, qui, nous y travaillons, seront un jour incluses dans les programmes scolaires. Les unes concernent l’amour et la sexualité, les autres portent sur la connaissance des processus de vie intense de la première phase de l’existence humaine : la vie prénatale.

Actuellement, ces informations – échanges sont données essentiellement par les Associations pour l’Éducation Prénatale.

Personnellement, j’ai rencontré beaucoup de jeunes à la demande de lycées et de collèges et même d’écoles primaires.

Les adolescents sont très préoccupés par l’amour et la sexualité.

Pour eux, ces deux notions ne sont pas aussi dissociées que la tendance de ces dernières décennies le laisserait supposer.

Par contre, la mode « unisexe » qui ne se limite pas aux vêtements mais envahit le psychisme, masque les façons différentes qu’ont le garçon et la fille de concevoir et de vivre l’amour et la sexualité.

On peut voir dans cette ignorance l’une des causes des difficultés et des ruptures qui surviennent dans de nombreux couples d’aujourd’hui.

Si la tendance « unisexe » est culturelle, voire idéologique, les différences d’approche de cet aspect de la vie est naturelle et structurelle.

L’homme et la femme, le garçon et la fille sont construits, physiquement et psychologiquement de façon spécifique pour remplir des fonctions spécifiques comme nous l’avons vu. Spécifiques mais complémentaires et qui sont précisément les conditions de l’amour.

Le garçon qui a un organe extérieur et qui, psychologiquement est porté à agir, à transformer son milieu, passe à l’acte sexuel très facilement. D’autant plus que celui-ci n’a pas pour lui de conséquence à long terme.

La fille au contraire a un sexe en majeur partie interne et psychologiquement, elle est plus intériorisée. Ce à quoi elle aspire c’est à l’amour, à la tendresse, au rêve et à la beauté. Certes, la sexualité viendra en son temps. Elle est partie intégrante des liens qui unissent un couple.

Mais précipiter une très jeune fille dans une pratique qui ne lui correspond pas, c’est gâcher en elle quelque chose de précieux pour son épanouissement, celui du couple qu’elle formera, des enfants qu’elle mettra au monde et en fin de compte, de l’équilibre de la société toute entière.

En effet, Si l’homme a souvent l’initiative de la sexualité, pour l’amour, pour la tendresse, c’est la femme qui est reine. Elle « sait » la vie. Elle « sait » l’amour. C’est à elle qu’il appartient d’amener son partenaire à ce niveau de conscience vraiment humain auquel il aspire dans son for intérieur.

Proposer cette réflexion aux jeunes les aide considérablement à mûrir.
Un autre facteur important de maturation est la connaissance de la vie prénatale. Les observations cliniques et les recherches scientifiques de ces deux dernières décennies montrent qu’au cours de cette toute première période de développement, l’être humain fonde les bases de sa santé, de son affectivité, de ses capacités relationnelles, de ses facultés cognitives (son intelligence) voire de sa créativité. (Ceci a été exposé hier et les personnes qui n’étaient pas là trouveront ici les documents correspondants).

Je rappellerai brièvement les points essentiels :

  • Les systèmes sensoriels et les centres cérébraux correspondants sont en place dès le 3eme mois de grossesse. Ensuite ils se renforcent et affinent leurs fonctions selon les stimulations qu’ils reçoivent à travers leur mère. Le fœtus réagit de façon perceptible autour du 5eme mois.
  • Les émotions de la mère sont partagées par le fœtus. Elle lui sont transmises par les hormones. Et, ajoutons-nous, selon les recherches récentes du Japonnais Masaru Emoto, par l’eau contenue dans les liquides qui le baignent et le pénètrent… et par une empathie certaine, mais qu’on ne peut encore ni déceler ni mesurer.
  • Aux pensées de la mère, l’enfant réagit aussi bien qu’à sa parole » ont montré Marie-Claire BUSNEL et son équipe de l’Université Paris V.

Les futurs parents peuvent donc apporter à l’enfant les meilleurs éléments dans les domaines sensoriel, affectif et mental.
Mais leur influence peut même atteindre le plan génétique.

Au 4eme Congrès Mondial sur l’Éducation Prénatale, à Caracas en avril 2001, le généticien américain Bruce LIPTON a rapporté des travaux récents qui contredisent le déterminisme génétique généralement admis.

Ces études montrent, je le cite, que « l’activation des programmes des gênes est contrôlée par l’ambiance du milieu. Les émotions maternelles telles que la peur ou la colère ou au contraire l’amour ou l’espérance, influencent biochimiquement la sélection et la réécriture du code génétique de l’enfant in-utero avec des conséquences évolutives très profondes sur les générations futures. Les futurs parents sont de véritables ingénieurs génétiques. Il est urgent qu’ils en soient informés ».

Quelle responsabilité pour les futurs parents ! Oui – mais aussi quel champ de créativité s’ouvre à eux !

Je revois une jeune fille d’une classe de philosophie se lever d’un bond « Merci Madame d’être venue, car c’est à notre âge qu’il faut nous dire ces choses-là ». À quoi une autre lycéenne ajoute une lumière dans le regard : C’est merveilleux de savoir que je pourrai donner à mes enfants quelque chose de meilleur. Mais je dois bien choisir le papa ».

Il avait également tout compris ce gamin de dix ans qui sortait de la salle de classe en sautant de joie le pouce en l’air : « C’était super ! ».

Pour moi aussi c’était super.

Je vous invite à faire de même et à partager cette joie.

Avec ces jeunes et les enfants qu’ils mettront au monde avec cette plénitude de conscience créatrice, il sera possible de construire un monde plus juste et plus humain ou chacun pourra prendre place et s’épanouir au service de tous.

Le travail est immense. Mais y en a t’il de plus grand ?

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