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Composante fondamentale

L’éducation prénatale, composante fondamentale de l’éducation

affiche

Propositions de l’OMAEP au « 3ème Colloque International de la Coalition des ONG pour les OMD », au Palais des Nations de Genève, du 16 juin 2015.

L’éducation joue un rôle important dans les préoccupations des états contemporains. Pourtant, ce qu’on appelle « éducation » n’a pas le même sens dans les cultures aujourd’hui qu’il y a quelques années. Dans les écoles, tout l’effort est consacré à la transmission des connaissances, à l’instruction et consiste à transmettre un savoir et un savoir-faire dans le plan de la réalité matérielle et intellectuelle, dans le but de mieux réussir dans la vie professionnelle. C’est important mais ce n’est pas l’essentiel. L’aspect de l’éducation à l’éthique et aux lois de la vie pour les enfants, permet de former des mentalités ayant le sens du partage et le respect de l’identité de chacun. Former des êtres humains avec des caractères bons, des personnalités intègres manifestant le coté humanitaire et altruiste, nécessaire pour construire un nouveau paradigme, est essentiel. Pourtant tous les grands hommes et femmes, dont chaque pays est fier, témoignent par leurs caractères de noblesse et d’altruisme. Nous avons ce rôle éducatif à jouer pour les jeunes pendant leur période de scolarité.

Ces valeurs humaines qui correspondent aux besoins et aspirations profonds de notre psychisme, formaient la base de l’éducation d’autrefois, dans les hautes civilisations du passé. Dans la Grèce antique, l’étude des valeurs éthiques où chaque individu devait s’exercer, faisait partie de la préparation au rôle de citoyen, qui incluait aussi celui de la préparation au rôle de parents. C’est probablement ce qui permit à la Grèce de vivre son époque de gloire avec sa pléiade de philosophes et d’artistes de génie. Plus tard, Platon, en annonçant le déclin de la civilisation grecque, exprimait : « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie ».

La réalité d‘aujourd’hui n’est-elle pas un peu ressemblante ?

C’est la synthèse de la science classique et de la science spirituelle, basée sur une éthique éclairée, qui devrait être la base fondamentale de l’éducation.

Éduquer l’être humain dans sa globalité physique, psychique et spirituelle est bénéfique pour l’individu, la famille et la société. C’est sur cet aspect éthique, connu par la philosophie, la religion et les traditions basées sur la sagesse collective des peuples, que la science moderne peut s’appuyer pour établir les repères de valeur si nécessaires à une éducation véritable, basée sur une vision humaniste et universelle. La connaissance exacte de la réalité extérieure (en latin scientia), qui est le contenu de base de l’instruction d’aujourd’hui, doit être complétée par la connaissance intérieure (en grec esoterikos) de l’être humain, afin de bénéficier d’avantage du fonctionnement des lois naturelles qui régissent notre psychisme et gèrent la vie.

Le domaine de l’art qui répond à la nécessité de l’être humain de créer et de transmettre la beauté, aura sa place dans une telle éducation. C’est dans cette dimension que l’éducation sera « l’arme la plus puissante pour changer le monde », comme l’affirmait Nelson Mandela.

La session sur l’éducation faite par l’ECOSOC à l’ONU en 2011 à Genève, a relevé que l’éducation est le thème central pour l’avenir de l’humanité et proposé « d’améliorer les programmes scolaires en y introduisant une éthique ». Dans ce sens, Comenius, considéré comme le père de l’UNESCO, affirmait déjà à l’époque que : « c’est l’âme humaine qu’il faut éduquer et pas seulement l’individu que nous voyons passer de l’enfance à l’âge adulte ».

Les sciences actuelles nous révèlent la réalité de la mémoire cellulaire qui enregistre le vécu de l’être humain à chaque instant sur son ADN. L’homme est habité par tout un peuple de cellules et ces cellules enregistrent constamment tout ce qu’il pense, sent, et fait. Ces inscriptions agissent tant sur son état de santé physique et psychique, que sur son caractère. Lors de la période prénatale de l’enfant, ces enregistrements cellulaires sont très profonds et dynamiques, conditionnant le développement cellulaire et la croissance harmonieuse du futur enfant. L’enfant en gestation enregistre dans sa mémoire cellulaire les pensées, les sentiments et le vécu de sa mère. Il partage à travers elle les influences provenant du père, de l’environnement, de la culture de son pays, et ces enregistrements durent et l’influencent tout au long de sa vie. De même, se construisent le corps physique et psychique de l’enfant, donc le fondement de sa santé, aussi bien que de sa sensibilité, son mode relationnel et ses capacités intellectuelles.

Lors des 9 mois de la gestation, mère et enfant vivent une union absolue, et lors de cette union, les mères exercent un rôle éducatif déterminant pour toute la vie du futur enfant. Donc, il est nécessaire que les futurs parents connaissent ce principe d’enregistrement, qui régit toute la vie, ainsi que les autres principes d’après lesquels la nature en général et la nature humaine fonctionnent. Le chercheur japonais Masaru Emoto a démontré, par exemple, comment l’eau capte toutes les influences de l’environnement physique et psychique. Comme le corps humain est composé de plus de 70% d’eau et l’ovule humaine fertilisé de 90%, nous comprenons facilement comment les enregistrements se produisent sur le fœtus à travers le sang de la mère et le liquide amniotique dans lequel il baigne.

La pensée positive, les souhaits que la mère et le père cultivent pour leur enfant à venir, la sensation de bien-être intérieur de la mère et son imagination créatrice et avant tout l’amour inconditionnel des parents pour leur enfant, sont de nature à éveiller, activer et dynamiser le potentiel bénéfique de l’ADN du futur enfant. Alors que le stress ou des traumatismes psychologiques peuvent entrainer une altération de la structure de l’ADN, comme l’affirme le Prix Nobel de médecine 2009, Elisabeth Blackburn, dans la revue Science et vie, 2010. La nouvelle branche de l’Epigénétique, qui met l’accent sur la suprématie de l’environnement sur les gènes, donne aux couples, futurs parents, un outil éducatif naturel très puissant, pour positiver au maximum leur vie quotidienne et l’environnement naturel de leur enfant à naître.

Tous les travaux scientifiques récents mettent en évidence l’importance de la période prénatale. Ils rejoignent ainsi la philosophie antique, les traditions des peuples et l’intuition profonde des femmes. Platon enseignait déjà que les jeunes, en période de procréation et tout particulièrement les femmes enceintes, ne devaient être en contact avec rien de violent ou d’immoral, car tout s’inscrit dans le corps et dans la psyché de l’être en formation (« Les lois », 6ème livre).

C’est pourquoi l’éducation des enfants, commence par l’éducation des adultes et futurs parents. C’est la communication inconsciente et invisible des pensées, sentiments et comportements des adultes, transmises par les neurones miroirs, qui vont éduquer naturellement les enfants. Nos enfants s’inspireront et imiteront nos attitudes, notre façon de réfléchir, de sentir et d’agir. Quand on arrivera à ces comportements, alors les théories éducatives des enfants ne seront plus nécessaires.

L’OMAEP propose introduire dans les programmes scolaires, de préférence secondaires et universitaires, des cours de préparation à la parentalité et à la vie.

L’hygiène de vie, mais aussi les valeurs éthiques : valeurs humaines incontestables ont leur place à côté de la science actuelle et ses progrès scientifiques extraordinaires.

Ces principes et lois sont les fondements de la vie humaine individuelle, collective, relationnelle et sociale. Ils sont la base d’une véritable éducation qui est nécessaire pour amener santé, prospérité et une paix durable sur la planète.

Pour que les structures législatives facilitent cette transition vers un développement durable qui respecte les droits humains et sa dignité, l’OMAEP propose ajouter à la Convention Internationale des droits de l’enfant de 1989 :

  • à l’Article 29 § 1 entre d et e de la Convention, le paragraphe suivant :

« Insérer dans les programmes scolaires une éducation préparant à la parentalité, afin de transmettre aux élèves les informations scientifiques et éthiques appropriées (de la biologie, l’épigénétique et la psychologie prénatale), sur la vie en formation et leur rôle de fondateurs des futures familles. »

  • à l’Article 24 de la Convention, la phrase qui suit :

« Assurer aux couples – particulièrement aux mères – une information sur leur rôle fondamental lors de la période prénatale de leurs enfants. Assurer, par des mesures législatives et administratives, l’information et la protection nécessaires pour l’accomplissement optimum de ce rôle. »

Cet élargissement de l’éducation actuelle pourrait donner de nouveaux instruments légaux à l’humanité et amener les peuples à la santé et à la paix, dans la valorisation et le partage équitable des immenses ressources de la terre.

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